Chaque semaine, vos critiques se réunissent pour parler de films en salle, en toute subjectivité, pour vous convaincre – ou non – d’aller au cinéma cette semaine.
Une émission produite par Louis Rubellin.
Une émission de Louis Rubellin, Corentin Naboulet, Aubry Piffault et Clément David.
Encore un double programme cette semaine, pour vous aider à tenir pendant les vacances. Aujourd’hui, avec les films de Kelly Reichardt et de Paolo Sorrentino, on vous parle de deux portraits d’hommes dont l’apparente apathie masque (peut-être !) une éthique et un choix volontaire.
Josh O’Connor est le Mastermind du film de la réalisatrice américaine Kelly Reichardt, qui nous emmène encore dans le passé de l’Amérique six ans après Old Cow, qui se passait dans les années 1820. Ici, nous sommes en 1970, et un nonchalant père de famille au chômage se décide à organiser un cambriolage dans le musée municipal… Film riche, politique et réussi ou pastiche satisfaisant sans être convaincant ? Aubry (qui l’avait vu à Cannes en mai dernier), Corentin et Louis en discutent.
Puis nous partons pour l’Italie, où le président Mariano De Santis (incarné par Toni Servillo, récompensé à Venise pour ce rôle) arrive au bout de son mandat… Mais pour cet homme qui a toujours veillé au consensus, à ne pas faire de choix clivants, ces six derniers mois sont plus que périlleux : il lui reste encore à signer une loi légalisant l’euthanasie et à décider sur la grâce à accorder ou non à des condamné·es. La dernière fois que Sorrentino était passé au Comptoir, il avait été (légitimement) étrillé – c’était pour Parthenope. Clément, Juliette, Corentin et Louis seront-ils plus enthousiastes cette fois-ci pour La Grazia ?
À l’inverse du Président De Santis, vous n’aurez pas à réfléchir longtemps pour trouver des conseils culturels de qualité : le Comptoir vous les donne !
La recommandation d’Aubry
En prolongement du Mastermind, faire un tour dans le cinéma des années 1970 et du road-trip (cette rétrospective de la Cinémathèque française peut servir de base pour butiner !).
Les recommandations de Clément
Pour les personnes lyonnaises qui écoutent l’émission le jour même, la clôture du cycle Let’s Dance ! de Champ Libre, avec la projection de Pina de Wim Wenders à 20 heures le jeudi 12 février au théâtre Kantor.
La rétrospective Raoul Peck à l’Institut Lumière, avec une recommandation particulière pour I Am Not Your Negro.
Sur Mubi, S’en fout la mort de Claire Denis.
La recommandation de Juliette
Suivre le travail de Kamal Aljfari, réalisateur de A Fidai Film, et celui d’Elahe Esmaili, réalisatrice de A Move, deux films et deux auteur·ices du festival Images de Justice de Rennes.
La recommandation de Corentin
Sur Netflix, et en DVD aussi, la série Esterno Notte de Marco Bellocchio.
La recommandation de Louis
La programmation février-mars de l’Institut Lumière, et, au sein de la rétrospective Romy Schneider, les quatre films de Claude Sautet.
Vive le cinéma, vive Trensistor !
Émission enregistrée le 09 février 2026, au studio de Trensistor.
Un programme bien dépareillé aujourd’hui, dans la plus pure tradition du Comptoir, avec le décryptage des arcanes du pouvoir poutinien dans Le Mage du Kremlin et les aventures d’un trentenaire paumé dans Baise-en-ville.
Deuxième étape de notre retour de Cannes ! Aubry, Clarisse et Mélusine se sont rendus à la soixante-dix-huitième édition du Festival, et en sont revenus avec de nombreux podcasts et encore plus d’avis divergents (ou non). Alors, sans plus attendre, on parle d’Un simple accident, de Valeur Sentimentale, de Vie privée ou encore de Résurrection…
Aujourd’hui, vos critiques trinquent avec leur café au Comptoir du Cinéma : on parle du nouveau film de Jim Jarmusch, tout en douceur, en dialogues et en silences, pour explorer la tendresse, la toxicité, la beauté, le secret et la douleur des liens familiaux. Et, comme une famille, on se chamaille un peu mais pas trop.
Film bouleversif ou gros navet ?
Toutes les semaines, une tribune de chroniqueur•ses se retrouve au Comptoir du Cinéma pour débattre autour d’un ou de deux films en ce moment au cinéma, avec passion, avec justesse, peut-être aussi un peu de mauvaise foi, mais toujours avec la volonté de défendre le cinéma comme un art vivant : d’où aussi notre souhait d’inviter au Comptoir toutes celles et tous ceux qui le font vivre, grands noms, petites mains, réalisateur•rices, programmateur•rices de festivals, accessoiristes, acteur•rices, gérant•es de cinéma…
Et enfin, les conseils de vos critiques sauront vous inspirer pour la semaine, pour sortir, écouter ou lire… toujours du cinéma !