Chaque semaine, vos critiques se réunissent pour parler de films en salle, en toute subjectivité, pour vous convaincre – ou non – d’aller au cinéma cette semaine.
Une émission produite par Louis Rubellin.
Une émission de Louis Rubellin, Aubry Piffault et Claire Simon.
Si les films de Cannes semblaient traiter franchement du contemporain, le cinéma d’histoire (et notamment du 20e siècle et de ses guerres) était très présent à Cannes, en compétition et ailleurs, pour le meilleur et pour le pire. Il fallait donc en parler au Comptoir et, deux films feront successivement l’objet de nos échanges : on évoquera d’abord Coward, du Belge Lukas Dhont, qui reconstitue les tranchées de la Première Guerre mondiale, puis Notre Salut d’Emmanuel Marre, sorte de journal filmé d’un petit fonctionnaire de l’État français à Vichy (avec un détour par le Moulin de László Nemes, vu par Aubry seulement). Deux films qui ont été au palmarès du jury de Park Chan-wook le 23 mai dernier, mais qui se rejoignent ailleurs aussi en ce qu’ils suivent des hommes pris malgré eux dans une Histoire plus grande qu’eux et abordée par des à-côtés. Ces deux films tentent, dans leurs récits, de casser la totalité de l’Histoire en racontant des vies minuscules, celles d’hommes dans un cas désireux de s’évader de leur condition historique (Coward), et dans un autre de faire partie de la grande Histoire en étant toujours à côté de la plaque (Notre Salut).
Par là même, les réalisateurs souhaitent probablement donner à leurs films une coloration politique, antimilitariste chez Dhont, et antifasciste chez Marre – c’est peut-être là le sens fondamental de tout cinéma d’histoire un minimum intéressant (certains films historiques du festival de Cannes n’ont malheureusement pas cette ambition). Pour autant, c’est peu de dire que l’un de ces deux films manque sérieusement son coup là où l’autre réussit plus que brillamment. Sans plus attendre, penchons-nous donc sur les heurs, malheurs, erreurs et profondeurs de Coward et de Notre Salut.
AU PROGRAMME DE CET ÉPISODE : Coward (Compétition) de Lukas Dhont, avec Valentin Champagne, Emmanuel Macchia… ; Notre Salut (Compétition) de Emmanuel Marre, avec Swann Arlaud, Sandrine Blancke, Mathieu Perroto…
Vive le cinéma, vive Trensistor !
Émission enregistrée à Lyon, au studio de Trensistor, le 1er juin 2026.
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C’est l’épisode où on parle de la Palme d’Or (et du Grand Prix).
AU PROGRAMME DE CET ÉPISODE : Fjord (Compétition) de Cristian Mungiu, avec Sebastian Stan, Renate Reinsve, Lisa Carlehed… ; Minotaure (Compétition) d’Andreï Zviaguintsev, avec Dmitriy Mazurov, Iris Lebedeva, Yuriy Zavalnyuk…
Vive le cinéma, vive Trensistor !
Émission enregistrée à Lyon, le 5 juillet 2026.
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On s’est un petit peu plaint, au cours de notre rétrospective, de l’omniprésence de films parfois un peu trop nombrilistes et refermés sur eux-mêmes, peut-être trop pris dans une dimension autoréflexive qui les empêchait de s’éloigner du règne de l’auteur·ice. Quelques longs-métrages présentés en sélection officielle, cependant, ont tenté une échappée de ce modèle en s’engouffrant tête baissée dans le cinéma « de genre ». Le programme de cet épisode, le dernier du Comptoir du Festival, vous propose donc une promenade en terres plus surprenantes, voire troublantes, avec pas moins de quatre films d’inégale qualité mais qui tous ont su enthousiasmer la tribune.
Au moment de vous souhaiter un très bel été et d’excellentes vacances, nous vous laissons donc avec un épisode franco-asiatique, où l’on croisera des grands noms du cinéma comme des cinéastes plus émergent·es. Quatre films de genre uniques, quatre films uniques en leur genre… C’est parti !
AU PROGRAMME DE CET ÉPISODE : L’Inconnue (Compétition) d’Arthur Harari, avec Léa Seydoux, Niels Schneider, Lilith Grasmug, Radu Jude… ; Le Château d’Arioka (黒牢城) (Cannes Première) de Kiyoshi Kurosawa, avec Masahiro Motoki, Masaki Suda, Yuriko Yoshitaka… ; Histoires de la nuit de Léa Mysius, avec Hafsia Herzi, Benoît Magimel, Bastien Bouillon, Monica Bellucci… ; Hope (호프) de Na Hong-jin, avec Hwang Jung-min, Jung Ho-yeon, Zo In-sung…
Vive le cinéma, vive le Comptoir du Festival, vive le Comptoir du cinéma, vive Trensistor !
Émission enregistrée à Lyon, le 5 juillet 2026.
Le Comptoir du Cinéma est de retour à Cannes en 2026 ! Voilà une première série d’émissions thématiques qui nous permettront d’aborder les films de Almodóvar, Marie Kreutzer, James Gray, Dupieux ou Hamaguchi… Pour partie enregistrés à Cannes, ces épisodes explorent en détail la Compétition Officielle.
Le Comptoir du Cinéma est de retour à Cannes en 2026 ! Après un numéro de reportages et de pronostics et un autre consacré aux films de la Compétition, on se promène aujourd’hui parmi les films moins « pailletés » mais non moins intéressants des fameuses sélections parallèles. Parmi celles-ci : Cannes Classics, dont nous rencontrons le responsable, la Quinzaine, Un Certain Regard ou encore la Semaine de la Critique…
Le Comptoir du Cinéma est de retour à Cannes en 2026 ! Pour cette nouvelle édition, des surprises et des nouveautés sont à prévoir. Rien que dans ce nouvel épisode, écoutez nos deux émissions de pronostics (qui vous prouveront qu’il ne faut jamais nous faire confiance pour prédire quoi que ce soit) et une rencontre sur la plage avec un festivalier… qui connaît bien Trensistor.
Film bouleversif ou gros navet ?
Toutes les semaines, une tribune de chroniqueur•ses se retrouve au Comptoir du Cinéma pour débattre autour d’un ou de deux films en ce moment au cinéma, avec passion, avec justesse, peut-être aussi un peu de mauvaise foi, mais toujours avec la volonté de défendre le cinéma comme un art vivant : d’où aussi notre souhait d’inviter au Comptoir toutes celles et tous ceux qui le font vivre, grands noms, petites mains, réalisateur•rices, programmateur•rices de festivals, accessoiristes, acteur•rices, gérant•es de cinéma…
Et enfin, les conseils de vos critiques sauront vous inspirer pour la semaine, pour sortir, écouter ou lire… toujours du cinéma !