Un podcast sur la philosophie qui entend trouver de (fausses) solutions à des problèmes de la vie courante.
Une émission produite par Titouan Joubert.
Une émission de Titouan Joubert.
Dans ce premier épisode, on se consacre à un problème assez léger, presque négligeable : celui de l’homme moderne. Difficile de trouver plus général et plus vague me direz-vous, mais nous parions qu’il est plus difficile encore de ne pas se sentir concerné. Et de fait, n’avez vous jamais eu l’impression de vous sentir mal-compris ? Particulièrement lorsque vous étiez la cible d’un regard à la fois savant et inquisiteur (tel devant le juge, le médecin, le patron, le professeur) ? Avec Michel Foucault, ces formes ingrates de la représentation sont passées au crible, les évidences des discours s’envolent, les normes éclatent. Bref, on proclame la mort de l’homme, ce composé d’impensé et de limites. L’occasion, sinon de se défaire des liens entre savoir et pouvoir, du moins de respirer un peu !
On se quitte sur ce morceau de bravoure et le rire d’un des philosophes les plus drôles qui fût. « À tous ceux qui veulent encore parler de l’homme, de son règne ou de sa libération, à tous ceux qui posent encore des questions sur ce qu’est l’homme en son essence, à tous ceux qui veulent partir de lui pour avoir accès à la vérité, (…) qui ne veulent pas penser sans penser aussitôt que c’est l’homme qui pense, à toutes ces formes de réflexions gauches et gauchies, on ne peut qu’opposer un rire philosophique — c’est à dire, pour une certaine part, silencieux. »
Les mots et les choses, p. 353.
Bibliographie :
Inactuel vous parle des lois les plus bizarres existant aux US, en prévision de votre prochain voyage, et termine sur le libertinage.
Pour le deuxième épisode dédié aux années 68, L’âme son se jette dans l’ambiance de l’après-Mai…
Qu’y a-t-il d’actuel dans 68 ? Dans cette nouvelle émission, L’âme son se propose de raviver l’héritage des années 68.
Le rapport actuel que nous entretenons à la vérité semble être source de conflit et de nouvelles tensions: scientifiques, religieux, racistes et progressistes rêvent d’imposer leur modèle en éliminant ce qui est de l’ordre du différent. Devant ces visions, vérité manifestée et identitaire, se pourrait-il qu’une des meilleurs choses à faire soit de douter seulement ? Ce serait faire droit à cette réalité secrète en nous, ce dont on ne peut se séparer et qui n’est pourtant pas nous-mêmes: notre ombre. Prenons le risque d’être obscurs et peut-être que les problèmes les plus complexes se réduiront à des vues de l’esprit. La solution serait alors dissolution. Comme un beau noir profond.